GESTION DES TRANSPORTS

A Vauban, l'automobile est remplacée par des modes de transport doux, qui sont mis en avant : transports publics, vélos, marche, roller, etc. Le quartier privilégie les courtes distances , c'est à dire des distances praticables aisément à pied entre les habitations, les commerces et les services de proximité. Le quartier s'adapte au rythme de l'homme. Tout lui est accessible, plus qu'à la voiture, d'ailleurs.

Pour inciter à délaisser l'automobile, la municipalité de Fribourg a mis en place, en collaboration avec le forum Vauban, un «  pack mobilité  » comprenant : un abonnement annuel à la BahnCard et au service de car-sharing, disponible dans le quartier. La première année, cette carte est offerte. A court terme le tramway (2006) reliera le quartier au centre ville et une station pour les trains régionaux est prévue à l'ouest du quartier.

Le piéton et surtout le cycliste sont rois. Tout le quartier leur est accessible. Ils bénéficient d'un grand nombre de ruelles larges qui leur sont réservées. De nombreuses connections avec la partie sud du quartier sont crées à l'aide de ponts. Ces rues piétonnes relient toutes les parties du quartier au reste de la ville. Un véritable maillage est tissé.

Pratiquement tous les vélos sont équipés d'une remorque pour transporter enfants et courses, ce qui permet de remplacer une partie de la fonctionnalité de la voiture. Le quartier est équipé de nombreux parkings à vélo, adaptés aux besoins (ex : petits arceaux devant les écoles). Dehors, les vélos sont prioritaires et le font remarquer. Après le règne incontesté de l'auto, voici le règne du vélo. Moins polluant, mais pas forcément plus sécurisant pour le piéton qui partage les mêmes espaces.

Dans la réglementation, il est nécessaire de prévoir un nombre défini de place de parking par logement. Or l'idée est de limiter la présence de la voiture. Lancé par le forum Vauban, le concept «Autofrei» est un projet pilote. Des parkings silo sont construits à proximité des grands axes et les habitants doivent acheter leur place (près de 14.500€). Le forum, soutenu par la ville, propose une alternative pour ceux qui ne possèdent pas de voiture. Ils peuvent signer un contrat d'engagement dans lequel ils stipulent qu'ils ne possèdent pas de voiture et ne nécessitent pas de place de stationnement. Ce contrat est renouvelable chaque année et les exempte de l'achat d'une place dans les parkings silo.

Les stationnements automobiles sont de plusieurs types. Des places sont intégrées le long de certaines rues (ex : Vauban-Allee ) et certains logements disposent de parking sur leur parcelle (en extérieur ou en sous-sol). La plus part d'entre eux sont desservis par la Wiesenthal Strasse. Les deux parkings silo sont situés le long des grands axes.

En se promenant dans le quartier, on constate que la voiture détient malgré tout, une place importante et qu'il est difficile de la chasser. Même dans les rues en boucle, où seul l'arrêt momentané est toléré, des véhicules sont garés. De nombreux habitants regrettent les distances à parcourir jusqu'aux parkings silo, trop longues pour les stationnements de courte durée. Par commodité, certains habitants garent ainsi leur automobile dans la rue, au pied de la maison.

Le concept Autofrei a un succès en demi-teinte, qui s'accompagne d'une ségrégation spatiale et sociale. Les zones avec parkings intégrés à la parcelle sont desservies par une rue arrière et non par l'axe majeur du quartier. Elles sont cachées et ne bénéficient pas des mêmes avantages que la partie sans automobile, qui bénéficie des parcs, des écoles et des commerces.

Le quartier n'est pas conçu de manière homogène et privilégie un type de population : celle sans voiture.

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